• Home
  • About BJ
  • Books
    • Autre émoi
    • Corée Petit Futé
    • Critique 848-849
    • Croquis de Corée
    • De-bordering Korea
    • Face and Imagination
    • Korean-eyesed
    • Magasin aux 100 fleurs
    • Sorabol
    • Sketches of Korea
    • Two Frenchmen 두 남자
    • Urbanités coréennes
  • Translations
    • Cocktail Sugar
    • Les Descendants
    • Dictionnaire KLTI
    • L'Ombre du vide
    • Trois jours en automne
  • Materials
    • Materials complementing my articles
    • Materials for students
    • Database NK Films
  • Press Book
MESMOTSMESMONDES

Rhodes. Septième jour.

1/10/2012

3 Commentaires

 
Mes journées jusqu'à maintenant tournent autour du chauffage: avoir chaud, trop chaud, pas assez... Au réveil, ô surprise, on passe dans les chambres pour vidanger les radiateurs! Une heure plus tard, ils sont chauds... Deux heures plus tard, froid à nouveau... Les a-t-on coupés pour économie? Sont-ils à nouveau tombés en panne?
Je montre à Angeliki la bouilloire électrique dont la prise a brûlé. C'était la seule chose avec la cuisinière qui marchait dans la cuisine, et je l'aurais bien prise dans ma chambre après le départ d'Alexander, pour éviter d'avoir à descendre pour le petit déjeuner.
J'en profite pour lui demander des couvertures en plus pour couvrir le sol. La femme de ménage, une espèce de cerbère à la voix roulante et sonore, revient me dire qu'elle ne peut me donner des couvertures pour le sol. Que ce dernier est glissant, que je pourrais me blesser. Je sens confusément qu'il y a une espèce de rapport de force, quelque chose d'irrationnel derrière ce refus. J'insiste un peu - elle me dit qu'elle a reçu des ordres. J'abandonne.
J'attends Alexander depuis une heure pour aller prendre un dernier café avec lui avant son départ. Il tarde à venir et j'ai toujours le ventre vide. Je l'entends enfin, papotant comme un roméo avec les filles pendant leur pause déjeuner. Elles rient comme des adolescentes à ses blagues sur la crise. Il est temps qu'il rentre à Vienne. Nous partons et faisons tout le tour du cap, sans raison. Nous arrivons enfin à ce beau café de l'époque italienne face à l'entrée du port Madriaki, avec son immense dôme art déco. On déjeune de tartines gigantesques en échangeant des tuyaux de résidence. Il en a fait son métier. Il est intarissable, mais échange généreusement ses adresses. La musique est atroce, une soupe techno-variété, qui gâche l'ambiance des lieux. On part. Il y a toujours du vent, un peu de pluie.
Je quitte Alexander devant le cimetière ottoman. Il me dit gentiment que nous devrions nous retrouver dans une résidence pour un projet en commun. Je reste un moment à regarder les tombes hirsutes, les stèles à turban renversées, ce vieux cimentière abandonné à ses arabesques sous une toit d'eucalyptus, gardé par une armée de chats pachas. Sur le côté, la petite "villa" où Lawrence Durell a séjourné deux ans et écrit son livre sur Rhodes. 
Je rentre par la rue Amerikis, puis passe par le centre culturel de la ville, une vieille villa, probablement italienne, en semi-ruine dans un parc sauvage et beau. On sent la demeure patricienne avec ses jardins d'hiver, sa grande serre, il devait y avoir ici des bals, des dîners élégants, la vie devait être douce. Tout a disparu, les mandarines gisent au pied des arbres, les asphodèles et autres rudéraires envahissent les allées, les murs sont décrépis, les volets brisés menacent de tomber. Et l'on sent que ce n'est pas seulement l'ancienneté qui menace, mais la pauvreté actuelle qui interdit l'entretien de tout ce patrimoine. On s'inquiète pour Rhodes, pour la Grèce, pour l'Europe entière, trop riche autrefois, trop pauvre maintenant. Décidément, ici, c'est bien une terre de ruines.
Je cherche un docteur. La clinique à côté du centre qui annonce fièrement 24/24 est bien sûr fermée, déserte, comme abandonnée. La pharmacie en face aussi est fermée. C'est étonnant, car dans cette ville il y a peu de supermarchés, peu de docteurs, mais foison de pharmacies, à chaque coin de rue... Les Grecs sont-ils si malades? Ou est-ce parce que les pharmacies vendent aussi des produits de soin, de maquillage, toute la parapharmacie qui pourrait séduire ces Méditerranéens pour qui l'apparence a l'air importante (même si je ne suis toujours pas sensible à leurs efforts en ce sens)?
Je rentre bredouille, les sinus toujours bloqués. Dans ma chambre désormais froide où je dois remettre le climatiseur dont l'air sec bloque encore plus mes sinus... J'entends du bruit dans le couloir, sensément vide. Je sors et tombe sur un homme très fort qui sort de la chambre 8 avec un journal. Son visage est étrangement rouge, comme si je le surprenais et que cela le couvrait de honte. Il s'agit du manager du centre, qui vient de temps en temps se "reposer" là. Je peux lui demander ce que je veux si j'ai un problème. Cela tombe bien. J'en profite pour lui demander concernant le chauffage. Il est en panne, me dit-il, et sera réparé demain.  La pluie fait rage, le vent redouble de force, je resterai ici ce soir.
3 Commentaires

Rhodes. Sixième jour.

1/9/2012

0 Commentaires

 
Au réveil, le ciel est dégagé et ensoleillé. Le vent est tombé, il n'y a plus de vagues. La mer a retrouvé sa couleur sombre.
Je descends me faire mon café, et pendant qu'il bouille, j'écris mon journal et lis mes emails. Cela suffit à me geler jusqu'au sang. Je remonte dans ma chambre et me remet sous les couvertures pour tenter de réchauffer mes pieds.
Je me lève deux heures plus tard, et difficilement me mets au travail. J'arrive à finir la correction de mon article sur Pyongyang, et l'envoie. Entre-temps, la tempête s'est levée, le vent gémit et les vagues s'écrasent bruyamment sur la plage. La mer a retrouvé ses tons turquoise, sa beauté irrisée. Comme le dit Alexander, le temps est maniaco-dépressif dans ce pays...
Alexander tarde à venir. Je le surprends dans le couloir, une assiette de soupe à la main. Il y a trop de vent pour lui, il va dîner simplement ici. On se retrouvera plus tard pour un verre.
Je pars seul manger un morceau. Je trouve un restaurant plutôt propre et bien. Je mange une moussaka, ma foi, plutôt bonne, mais si lourde... Je demande une salade. J'ai un besoin physique de légumes verts. On m'apporte une platrée de tomates couvertes d'une epaisse neige de féta, sur un lit de croutons durs comme la pierre, des daktos crétois... C'est horrible.
J'ai juste envie d'aller me coucher, mais je rencontre Alexander dans la rue au rendez-vous que nous nous étions donné. Il refuse d'aller à notre café, trop calme. Il veut voir du monde pour son dernier soir. Je ne vois pas l'utilité, mais comme c'est dans la direction de la maison, j'obtempère. Nous finissons au Mod, un pub "anglais" sur la croisette. Le seul endroit bondé du quartier. Bruyant, enfumé, vulgaire. Nous ne pouvons presque pas parler. Nous buvons du vin sucré, c'est une horreur. Nous rentrons enfin, dans le vent et sous la pluie. Dire que Rhodes est connue comme l'endroit le plus ensoleillé d'Europe...
0 Commentaires

Rhodes. Quatrième jour.

1/6/2012

1 Commentaire

 
Aujourd'hui, le soleil brille sur une mer magnifique qui pour la première fois révèle une palette de couleurs émeraude, turquoise et bleu nuit. Puis le temps tourne soudain, la houle apporte des nuages qui crèvent en une pluie battante. Les vagues sur la grève se cassent sans répis. Je travaille toute la journée. Vers 17h j'ai faim, je me cuisine des pâtes rizoni avec une sauce toute faite. Cela a l'aspect, l'odeur et le goût du vomis. Ce soir il y a un concert au pub que nous avons visité hier soir avec Alexander. Il veut y retourner mais je ne sais pas si j'ai vraiment envie. Ma grippe se mue en bronchite, je sens tomber le mal sur les poumons, même si je n'ai plus de fièvre et le nez moins pris. Il faut cependant que je sorte pour manger et me ravitailler. Alexander a l'air de craindre la pluie. Il dit toujours "je ferai ceci ou cela s'il ne pleut pas". Je lui ai fait remarquer qu'il était possible d'utiliser un parapluie. Il a réfléchi un instant, puis, comme si je venais de lui ouvrir une perspective nouvelle à laquelle il n'avait jamais pensé, il m'a dit : "oui, c'est vrai". Je crains que Nietszche n'ait jamais écrit d'aphorisme sur l'utilité des parapluies en cas de pluie...
Nous sommes donc sortis vers 20h30 et allés directement au pub. Je n'avais pas remarqué à quel point c'est un endroit charmant, avec ses murs saumon, bleu ciel, jaune pâle, ses moulures rouges et bleues. Les propriétaires découpaient des figures dans des magasines quand nous sommes arrivés pour en décorer les murs. Ces derniers sont occupés de mille objets, dont beaucoup d'instruments de musique du monde entier. Nous avons (mal) mangé dans une petite salle et bougé au bar pour écouter le concert. Quand le petit groupe de trois musiciens a entamé les chansons traditionnelles grecques, l'atmosphère a totalement changé, les nombreux clients de tous âges qui semblaient tous se connaître se sont comme concentrés, certains suivaient les paroles avec les lèvres, d'autres semblaient plus rêveurs, il y eut tout d'un coup dans la salle comme une onde de douceur. Ce fond de sonorité orientale apporté par cette étrange guitare, ce ryhtme saccadé si propre à la musique grecque... Je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour apprécier cette musique, et pourtant soudain elle me paraissait belle, car elle était vivante, elle reliait des gens, elle faisait sens...
Alexander parle beaucoup  de lui et de son roman. Ce qui me semble de plus en plus être la même chose... Nous sommes un peu dans la même situation, puisqu'il doit reprendre son manuscrit pour le raccourcir et le corriger, et que jusqu'à ce week-end je suis occupé à la même chose sur mon article Interfaces. Devoir revenir ainsi encore et encore sur un texte dont on s'est éloigné depuis longtemps et qui ne nous parle plus, j'ai dit à Alexander que c'était comme faire l'amour à quelqu'un que l'on n'aime plus. Ses yeux se sont éclairés et il a déclaré : "But, tis, I kan tou!". J'ai le sentiment qu'en terme d'amour charnel, il est prêt à tout en effet. Je crois qu'un mois de résidence ici l'ont un peu ébranlé affectivement.
Son héros est pris dans une relation triangulaire qui tourne mal, alors que sa relation intellectuelle avec Nietzsche devient de plus en plus envahissante dans sa vie réelle. Alexander voulait terminer le livre par une rupture à la fois avec la femme aimée et avec Nietzsche en faisant travailler son héros dans une maison de retraite. Je l'en ai dissuadé, son livre est nihiliste et tourne autour de l'obsession, il doit se terminer sur l'obsession, c'est-à-dire ne pas se terminer, par exemple finir sur une citation (puisque son livre est ironique et basé sur la structure de la citation) du début du livre, ou quelque chose du genre "éternel retour du même". Il a l'air d'avoir aimé la suggestion. Je lui ai alors suggéré d'autres possibilités plus amusantes. Comme son personnage est en dialogue permanent avec Nietzsche sur l'amour, la jalousie, la passion, etc., je lui ai proposé de faire comme si Nietzsche était avec nous. Nous avons décidé de l'appeler "Fritz" au lieu de Friedrich. Alexander a eu du mal au début. Il disait que Nietzsche, Fritz pardon, ne serait jamais rentré dans cette taverne bondée. Il aurait écouté la musique de dehors. J'ai appelé Fritz et lui ai dit de rentrer : "Tu viens ou non? On va pas t'attendre toute la soirée, merde!". Nous sommes les amis un peu lourds de Fritz, il n'a pas le choix puisqu'il traîne avec nous à Rhodes en hiver. Alexander a souri et a laissé une place à Fritz au bar. Je lui ai demandé ce qu'il buvait, une bière ou un verre de mauvais vin. Alexander penchait pour l'ouzo. Le patron a dû nous entendre parler de la liqueur locale, que nous remarquions dans des petites bouteilles transparentes avec bouchon de liège sur toutes les tables désormais. Il nous a offert deux verres. Il n'y en avait pas pour Fritz. Mais selon Alexander, Fritz aurait préféré un thé. J'aurais bien fait des cul-sec et pris un énorme cuite avec Nietzsche, mais le Fritz d'Alexander n'était pas un surhomme. Nous avons laissé tombé notre ami imaginaire, et nous sommes laissés aller à une rêverie en écoutant la musique. Vers minuit et demie, nous nous sommes levés, avons dit  "Tu viens?" à Fritz, et sommes repartis dans la pluie vers le Centre.
1 Commentaire

Rhodes. Troisième jour.

1/6/2012

0 Commentaires

 
J'ai eu la fièvre toute la nuit et ai déliré jusqu'au petit matin. J'ai mangé simplement de tortellini au fromage que je me suis faites cuire dans la cuisine commune. La fièvre est tombée après le repas. Puis j'ai travaillé. Vers 19h, Alexander est venu me chercher. Nous sommes allés vers un restaurant qu'il connaît, Koukos. C'est une adresse très populaire auprès des habitants de Rhodes. C'est une immense maison traditionnelle sur deux étages, avec de nombreuses petites pièces et cours, où se presse une clientèle locale, plutôt jeune, dans un décor kitscho-rustique. La décoration comprenant de nombreuses horloges à coucous et des boiseries évoquerait plus un chalet suisse qu'une taverne grecque, mais l'hôtesse qui nous accueille ne laisse pas de doute : dans sa grande robe longue sur son corps mince, avec ses longs cheveux à la Dalida et son long nez à la Mélina Mercouri, elle donne à elle seule tout le cachet grec de l'établissement. Les jeunes se retrouvent par tablées, et jouent au backgammon en buvant du café turc ou du thé. L'endroit, comme tous les établissements de ce genre à Rhodes, ne tarde pas à se remplir. L'ambiance est chaleureuse et familière, comme dans un pub anglais. Nous mangeons un repas léger, un sandwich pour Alexander qui dit ne pas avoir faim (son sandwich à la dinde dans une demi-baguette pourrait nourrir un régiment) et quelques plats de meze pour moi : hummus de fève, porc à la tomate et au citron, purée d'aubergine, pita cuite au four... Ce n'est pas très fin, la pita seule est bonne, et je sens mon estomac se rebeller avec le vin blanc grec ingurgité pour faire passer ce repas. Le sujet de la santé est lancé, Alexander est sur son terrain, il est prolixe. Il a un mal mystérieux qui bouge dans son corps, qui affecte ses entrailles, mais aussi ses poumons, et l'empêche de se nourrir correctement. Il a un "stress spasmodique", parfois sur le côté gauche, puis sur le côté droit. Il a consulté tous les médecins possibles : ayurvédique, allothérapeute, homéothérapeute, acupuncteur, chiropracteur, médecin chinois... C'est ce dernier qui lui fait le plus de bien, mais il est à Vienne et il est cher... En attendant, il boit du thé. Et parfois aussi du vin rouge grec. Je me demande si ce n'est pas ce dernier qui serait cause de son mal.

Nous allons dans un autre établissement, qui comme tous les cafés d'ici fait aussi bistro et bar. Dans une vieille maison pleine de charme, ce café accueille une population mêlée, jeune et aussi retraitée, des gens du quartier. La musique, de la pop locale, est agréable, l'ambiance feutrée et douce. Nous nous asseyons au bar et partons tout de go dans une longue conversation sur Nietzche et Heidegger. Alexander est écrivain, journaliste, et il passe sa vie de résidence en résidence. 
C'est une mine de renseignements. Il est très agréable, mais mon reflux gastrique me fatigue et je souhaite rentrer. Nous Faisons un long détour par le front de mer. Alexander voulait vérifier des clubs qui ne prennent vie qu'après 23h au moins, dans une ruelle parallèle à la croisette. Nous remontons le quartier rouge de Rhodes, avec des bars aussi évocateurs que "Captain Hook", des strip clubs, la grande boîte Colorado qui accueille une chanteuse locale venue d'Athènes ce soir, et un bar gay fermé. C'est plutôt sordide sous la bruine qui tombe, malgré le monde qui se pousse dans la rue. J'insiste pour rentrer, tandis qu'Alexander inspecte chaque maison en collant son visage à la vitre comme s'il regardait une vitrine dans un musée, ce qui nous attire des regards noirs des clients à l'intérieur. Nous rentrons. Alexander a vu le chat écrasé à l'entrée de notre rue dès le début du processus et il ne m'épargne rien sur les étapes de sa décomposition. Je suis content de rentrer dans ma chambre et de regarder un documentaire sur Duras avant de dormir.
0 Commentaires

Rhodes. Premier jour.

1/4/2012

0 Commentaires

 
Me voici arrivé. Moral plutôt en berne dans la journée au milieu de tous ces Grecs dans l'avion et les salles d'attente sordides d'Athènes : garçons cheveux courts gominés gel "effet mouillé", survêts, baskets Puma, doudounes et grandes lunettes Gucci. Les filles : idem, blondes comme des Italiennes, bas de jogging en mousse. Les vieux sentent le renfermé. On se croirait dans la banlieue de Toulon...
Et puis, arrivée ici de nuit. Je suis tout de même content d'être de retour en Grèce. Il fait frais la nuit, mais tous les arbres ont des feuilles, il y a des palmiers et des tamaris, et des fleurs aux lauriers. La résidence est dans une vieille maison ottomane fin de siècle, sur la falaise face à la mer. C'est plein de charme, il y a un crépit rouge et blanc sur le murs, des escaliers en bois et du plancher. Nous sommes dans un bâtiment annexé, chambre assez grande avec bureau, sdb, frigo, chauffage et vue sur la mer... Spartiate mais efficace. Je pense que nous sommes au pied de l'acropole ancienne, devenue un parc assez austère la nuit. Tout est sombre. En bas, la plage, abandonnée l'hiver avec ses résidences modernes façon Knokke-le-Zoute méditerranéen, et éparses, de ci, de là, de vieilles maisons patriciennes, des petites palais aristocrates, avec un charme fin de siècle extraordinaire. Beaucoup de demeures abandonnées dans ma ruelle, un cul de sac qui débouche sur un immeuble en chantier plutôt fantomatique. Il n'y a pas de lumières. Mais sur la rue qui suit la corniche et va vers le centre, à 5-10 mn à pied, l'animation apparaît vite. Le centre moderne est charmant, on dirait un petit Arcachon de la mer Egée, belles boutiques, vieux immeubles années folles, beaucoup de bars et cafés, ce doit être le centre chic et branché. En tout cas, beaucoup de monde et de jeunesse, même le soir, cela me rassure. Je ne suis pas allé jusqu'à la forteresse, le centre historique, qui doit être juste après. En rentrant le long d'un parc noir à la barrière délabrée, je me suis arrêté à un kiosque vendant de la bière.
Je crois qu'il y a un autre écrivain à la résidence, j'ai vu de la lumière en arrivant dans une autre chambre. J'attends demain pour rencontrer les administrateurs, s'il y en a. J'ai l'impression d'avoir cette grande maison pour moi tout seul. Les couloirs craquent comme un bateau au vent. Je vais aller me coucher. Demain commence le travail.
0 Commentaires
Transférer>>

    Benjamin's Moods

    Nothing more than moods and thoughts of the occasion, nothing that I would share neither publish elsewhere than on a blog...

    Archives

    Septembre 2012
    Janvier 2012

    Categories

    Tous
    Diversité Culturelle Et Altérité
    Istanbul
    Rhodes


    Click on the link below to be informed of new posts on this blog:

    Flux RSS

    Cliquer sur le lien ci-dessus pour être tenu informé des publications sur ce blog.
Propulsé par Créez votre propre site Web à l'aide de modèles personnalisables.